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Un coup d'harmonica
2002
Un
coup d'harmonica
Sous
un clair de lune
De
là je vois les dunes
La
mer et ses éclats.
Je
suis au paradis
Et
j'ai envie d'gueuler:
C'est
toi qui m'a laissé,
C'est
moi qui suis parti.
Je
danse le forro
Seul,
en pensant à toi
Cachant
mon désarroi
De
te savoir là-haut.
Abandonner
l'été,
La
France, le froid, la pluie,
Ton
fils, le chat, l'ennui,
Jusqu'à
te détester.
J'ai
trouvé un hiver,
Sous
un soleil de plomb,
Et
je perds la raison,
Sans
rien pouvoir y faire.
Tu
n'es pas une putain,
Elles
ne trahissent pas,
Et
quand elles posent leurs bas,
Ce
n'est que pour le gain.
Toi,
c'est pour le plaisir,
Pour
celui que tu prends
A
égrenner ton temps,
A
mentir et trahir.
Faire
de la faute, en toi,
Une
arme de défense,
Une
carte au goût rance,
Qu'un
jour tu abattras
Pour
punir, s'il le faut,
Celui
qui promettait,
Et
en qui tu doutais
Parce
qu'il t'aimait trop.
Ah,
ça, tu n'aimes pas !
T'as
peur d'être envahie,
Qu'un
espace trop petit
Dévoile
qui tu es, toi.
Allez,
allez, crevez !
Souvenirs
désastreux !
Vos
ombres ont à mes yeux,
De
biens plus beaux reflets.
Je
vivrais de décombres,
Et
vivrais avant tout,
Pour
aller jusqu'au bout,
Sans ton regard trop sombre.