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10
Aout 2008
A
tous ceux qui ont suffisament de courage (ou de curiosité?), ou
même encore le sens aigü de la visite complète d'un site..., j'ai
eu envie d'envoyer un clin d'oeil.
Si
vous saviez comme je suis heureux!
Derrière
la maison où un pied de tomates ne résiste pas aux assauts
répétés de la basse-cour voisine affamée, le linge que Bel a
lavé dans le rio sêche au vent et au soleil de Bahia, en cet hiver
Brésilien.
Je
suis heureux.
Je
cherche frénétiquement les quarante euros qui me permettront de
changer la pièce cassée du chassis du buggy, acheté mille euros
dans une vie antérieure où les moyens ne manquaient pas,
Mais
je suis tellement heureux, même s'il a fallu passer le véhicule au
gaz (bouteille), pour faire des économies dans le budget essence,
et même si quand le buggy s'arrête faute de combustible, la
marmite ne boue plus sur le réchaud.
Je
suis si heureux de faire les trois kilomètres à pied pour aller à
la plage en compagnie de Bel , et de Pedro dans la poussette!
Heureux
de voir leur sourire, tous les jours.
Je
suis heureux de me retrouver dans la salle commune du village en
l'honneur de la fête des pères... l'accordéon, le jeu des chaises
tournantes, la course avec une cuillère dans la bouche, portant un
citron... c'est l'ambiance des fêtes de famille et de village
où mes parents m'emmenaient quand j'étais enfant. C'est une
étrange sensation pour un nouveau père de soixante ans.
Voilà,
je suis heureux. La vie à la simplicité et la difficulté dont
j'avais besoin pour penser et écrire, l'objectif premier.
Bon,
c'est pas facile de se concentrer avec un paquet de vie de huit mois
à la maison, mais je sens que j'accumule des informations sur le
sujet de l'histoire que j'écris en ce moment.
Il
me manque tellement peu pour réussir l'aventure : la sortie de mon
prochain roman "Rassemblez-moi" (j'attends le feu vert de
l'éditeur), et que ce livre marche comme il le mérite et comme je
l'en crois capable avec une bonne promotion.
En
fait, pour ceux qui suivent "Langouste ou feijao",
j'envoie un flash sur le présent.
J'étais
parti pour écrire seulement deux mots.
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