danielrabillard.com
La mort de faim
1997
Tempètes et cyclônes,
Irruptions, ouragans,
Vos plaisirs sont
sanglants,
Vu les vies qu'on vous
donne.
Depuis la nuit des temps,
La guerre nous détruit,
Laissant chacun chez lui
Après le bain de sang.
Vieillesse ou accident,
Virus ou maladie,
L'homme n'a jamais choisi
La mort et son tournant.
Il combat la nature
Et ça marche plutôt
bien.
Ses soins et ses vaccins
Rendent la vie moins dure.
Mais existe une mort
Dont il doit se méfier.
A trop la négliger,
Elle règlerait son sort.
Les premiers sur la terre
Connaissaient son effet
Et après ce qu'il sait,
L'homme peut-il laisser
faire ?
Se dit intelligent,
Social, doté d'une âme,
Et se problème infâme
Le ramène au néant.
Les riches seraient
riches,
Les nobles plus puissants,
Si tout douillettement,
Chacun avait sa miche.
La mort de faim, monsieur,
Ca devient un pêché
Pour qui s'emparé
Du contrôle des lieux.