danielrabillard.com

 

 

 

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J’attendis donc patiemment que les six mois s’écoulent avant de retourner auprès de Bel. 

Je m’organisai cette fois pour rester les six mois autorisés auprès d’elle dans ce village 

brésilien que j’avais choisi comme cadre de vie.

Nous nous installâmes dans une maison louée par un voisin du père de Bel. Cette maison 

pour le moins rustique, se situe au milieu du village, en bordure de la voie principale, face 

à la rue où se tient l’unique pizzeria du village et la pousada naturiste.

Pendant ma présence en France, il me vint, je ne sais d’où, l’envie de peindre. Je fis 

plusieurs tentatives désastreuses avant d’utiliser les pastels pour faire des portraits. 

J’y trouvai un grand plaisir et la satisfaction de voir le temps s’écouler rapidement.

Arrivé au Brésil, lorsque l’inspiration pour mon prochain roman me manquait, je continuai 

de faire des portraits des gens du village.

C’est pendant cette activité, pratiquée à la fenêtre qui donne sur la rue, que le propriétaire 

de la pizzeria vint me parler et m’annoncer qu’il louait son local.

J’allai visiter les lieux en compagnie de Bel. Il y avait là un espace couvert où on pouvait 

disposer trois ou quatre tables, devant un bar, un espace en plein air suffisament grand 

pour y disposer une dizaine de tables, une cuisine propre récement rénovée et non 

terminée, un espace fermé où se situaient les WC et l’entrée d’une chambre avec toilettes 

et douche.

Il louait le tout pour une somme qui me semblait raisonnable mais à condition de venir 

habiter dans cette chambre pour ne pas avoir à payer deux loyers.

Ni  Bel ni moi n’avions l’expérience d’un restaurant, mais j’avais confiance dans ses talents 

de cuisinière. Elle savait adapter la cuisine bahianaise avec le peu d’idées de la cuisine 

française que je connaissais.

Nous voilà donc partis dans une nouvelle aventure qui commença en pleine saison touristique, 

fin décembre, peu de jours avant le réveillon du premier de l’an.

La recherche de la meilleure technique pour faire une pizza qui me plaise (je suis très amateur)

aboutit à ce que Bel réussisse à recevoir des compliments chaleureux de la clientèle, comblée 

aussi (et là c’est un comble !) par les plats de viande que je préparais moi-même !!!!.

Restaurateur fut donc notre nouvelle activité.

Le plaisir de voir la clientèle apprécier notre cuisine aux saveurs mixtes franco-bahianaises fut 

vite gâchée par les difficultés rencontrées pour aller à l’hypermarché à l’entrée de Salvador : 

deux heures et demie de car pour aller, autant pour revenir, souvent debouts, serrés les uns 

contre les autres dans une chaleur étouffante. Ajouté à cela l’attente d’une voiture qui vienne 

nous chercher à la station service pour faire les six derniers kilomètres de la route de terre 

pour aller au village.

Puis notre plaisir fut définitivement absent le jour où nous comprimes que le propriétaire nous 

avait appâté en nous promettant la chambre où nous devions habiter. Il changeât d’avis après 

la signature du contrat concernant le restaurant et j’entrai en conflit ouvert avec lui.

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C’est donc dans une situation délicate que je laissais Bel, toutefois aidée par un de ses frères, 

pour s’occuper de ce restaurant.

Mais cette expérience eut une conséquence très importante : dans la difficulté, nous comprîmes 

que nous étions très attachés et prêts à affronter d’autres obstacles que la vie ne manquerait pas 

de nous semer sur le chemin.

Il y eut tout d’abord cette nouvelle tant attendue d’un éditeur intéressé par mes livres. S’il 

m’annonçait tout de suite que le second était meilleur que le premier, il acceptait d’éditer les 

deux dans l’ordre dans lequel je les avais écrits.

Voilà enfin un premier résultat positif de tout mon travail et de toutes mes démarches depuis... 

depuis ? Depuis toujours ! Ce fut la première annonce d’une porte qui s’ouvrait sur un avenir 

correspondant à mes désirs les plus ancrés.

Je concluais donc en prenant rendez-vous avec lui lors de mon retour en France.

Dans le même temps, un autre évènement, une conversation avec Bel, allait définitivement 

changer le cours de ma vie, ou du moins de ce qui en reste.

   _ Tu me dis que tu souhaiterais vivre ici, avec moi, que ton plus grand regret est de ne pas 

avoir d’enfant. Alors pourquoi ne fais-tu pas le nécessaire pour en avoir un maintenant, pourquoi 

continuer à prendre des précautions qui vont à l’encontre de tes projets ?

Le lendemain je lui annonçai que désormais je ne prendrai plus de précaution et laisserai la 

nature faire son oeuvre, à la grande joie de Bel qui me montra combien j’avais eu torts 

d’attendre.

Encore une fois, l’heure de la séparation sonnait et, naturellement, celle-là fut pire que toutes 

les autres réunies.

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Je signai les contrats avec mon éditeur. Le premier livre « Je dois partir » devait sortir au 

cours du premier trimestre 2008 et le second au cours du deuxième trimestre.

J’imaginai déjà comment j’allais faire la promotion de ce second livre au style proche de ce 

que je voudrais faire. 

En faisant la promotion de ce second livre, je pensais relancer les ventes du premier dont 

il m’apparaissait évident que les lecteurs de « Les lendemains qui chantent » (environ trois 

cents exemplaires) l’achèteraient pour savoir comment j’évoluais dans mon écriture 

puisqu’aucun écho défavorable ne m’était parvenu, bien au contraire.

Parallèlement, je commençai à écrire le suivant dont le sujet ne me laisse aucun doute sur 

les polémiques qu’il soulèvera.

Alors, au cours d’une des nombreuses communications téléphoniques avec Bel, la plus 

magnifique nouvelle tomba : j’allais être père.

Il me fallait donc désormais envisager et organiser mon avenir en fonction de cette 

naissance.

Paradoxalement, au cours de ma vie, j’ai souvent répondu à ceux qui me disaient qu’il 

était temps pour moi d’avoir une descendance, que je n’en avais pas les moyens, que

je voulais que mes enfants ne manquent de rien.

Hé bien le destin a veillé et ironiquement m’a donné le statut de père au moment où ma 

situation financière était la plus déplorable et allait en s’agravant.

Le résultat de la vente de mes livres qui ne me reviendrait qu’au début de 2009, la nécessité 

de donner un toit et à manger à ma nouvelle famille durant l’année 2008, la fin de l’année 

2007 avec un voyage au Brésil a effectuer, furent autant de problèmes à penser et résoudre, 

mais bon sang, que le jeu en valait la chandelle !

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Les dates des évènements que je raconte sont de plus en plus proches de celle à laquelle j’écris 

le 

texte. Le passé rattrape le présent, et le récit d’aujourd’hui va bientôt devenir le journal de bord 

de demain.

Comme je l’ai souligné dans le paragraphe précédent, je sentais que l’année et demie qui se 

profilait, disons jusqu’à fin 2008, serait très difficile. Même si je ne me trompais pas, je 

n’imaginais pas que ce serait pire que prévu.

La construction de la maison commença dans la joie et les travaux avancèrent en même 

temps que le ventre de Bel s’arrondissait. Les perspectives de la vente des terrains sur 

laquelle j’avais basé mes emprunts, s’éloignèrent, me montrant l’urgence de procéder à 

un réaménagement du budget prévisionnel. La maison restera donc sans crépit 

(extérieur et intérieur) et sans carrelage. On allait vivre dans le brut ! Vraiment, ce n’était 

pas bien grave.

Plus préoccupantes étaient les prévisions de l’accouchement. Cependant, je découvris 

que le Brésil était bien organisé pour offrir la gratuité à l’accouchement ainsi qu’aux pré 

et post natal, dans de bonnes conditions de soins.

Je m’adaptais donc à toutes ces informations et ces décisions à digérer en vue des 

échéances importantes qui s’annonçaient.

Alors l’innatendu vint mettre un gros grain de sel dans des prévisions déjà difficiles à mettre 

en place.

Logé chez le père de Bel, Juvenal, celui que j’ai connu et apprécié depuis le premier jour 

passé à Massarandupio avec mon regretté ami Jack, je découvris un aspect de sa 

personnalité que je ne soupçonnais pas. En fait, je découvris que ses penchants pour 

l’alcool lui donnaient l’occasion de montrer de l’agressivité en général, et avec sa femme 

en particulier, ceci dans un domaine uniquement verbal mais très désagréable et 

gênant pour l’étranger invité que j’étais, même si j’avais endossé le titre de gendre.

Je constatai que des réunions de famille étaient organisées auxquelles participaient 

seulement les enfants et les parents. Je constatai aussi une attitude étrange de la part 

des membres de la famille à la sortie de ces réunions.

On commença de me parler de la personnalité de Juvenal, de sa jalousie maladive... 

jusqu’au jour où il ne fit aucun doute pour moi que sa mine renfrognée et le fait qu’il ne 

me réponde pas en rentrant de la plage, était dû au fait que j’étais en train de discuter 

avec sa femme dans la rue du village.

Lorsque je fis part de mes doutes à Bel, elle annonça discrètement à ses frères et 

soeurs et à sa mère que j’avais trouvé tout seul la clé du problème qui pourrissait la 

vie dans la maison. 

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Les discussions avec mon beau-père furent âpres et le ton n’eut plus rien de commun 

avec celui qui accompagnait nos retours rieurs de la plage.

Ainsi il voyait en moi un être assez immonde capable de profiter de son absence pour 

avoir des relations avec sa femme ?! Et ceci dans le dos de sa fille qui allait me donner 

un fils ?! Les limites étaient dépassées. Il insista vivement pour dire que je n’y étais pour 

rien, que l’attitude de ma belle-mère avait changée, il la voyait trop souvent rire en ma 

compagnie. Je restai néanmoins attéré et, à un mois de l’accouchement, il me fallait prendre 

une décision pour éloigner Bel d’une situation dont elle souffrait et qui la faisait pleurer de honte.

Une voisine accepta de me louer une grande maison voisine de celle Juvenal, et nous nous 

réfugièrent dans ce lieu durant le dernier mois de sa grossesse.

Ajouté aux problèmes causés par le propriétaire du restaurant que nous louions et qui voulait 

récupérer son espace avant la fin du contrat, ainsi qu’à ceux de la construction de la maison 

où je me tuai pour creuser une fosse, (je dois être le seul du village qui tomba sur du rocher), 

cette période m’usa physiquement et psychiquement.

Lorsque Bel quitta Massarandupio pour Salvador où elle alla accoucher, je passai la dernière 

semaine à installer une conduite d’eau depuis la maison d’un voisin, et connecter notre circuit 

électrique à celui d’une belle soeur, notre plus proche voisine.

Le vendredi 30 novembre Pedro Jorge naissait, et le dimanche je faisais la route pour la 

capitale de Bahia et récupérer ma famille.

Depuis la maternité jusqu’à la favela de Mussurunga où la même belle-soeur était propriétaire 

d’un appartement occupé par le plus jeune frère de Bel, nous profitâmes des services d’un 

voisin et de sa voiture.

La nuit du dimanche au lundi fut une grande bataille avec les moustiques à une époque où 

la presse locale commençait de parler de ce qui allait être la pire attaque de dengue de l’état 

depuis l’apparition de ce fléau.  

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Décidé de procéder à l’enregistrement de la naissance de Pedro Jorge pour ne pas avoir 

à revenir dans le centre de Salvador, nous nous levâmes tôt pour avoir le temps de l’emmener 

au poste de santé pour se rassurer sur ses urines. Alors commença une journée marathon 

avec ce bébé collé contre moi, dans la poussière, le bruit et les secousses des bus. Pour 

son enregistrement qui ne dura que quelques minutes, le voyage nous ramena à la favela 

de nuit, à huit heures et demi, épuisés, avec des moustiques assoifés aux attaques incessantes.

Le mardi, avant de reprendre le chemin du retour dans la voiture du beau-frère, un arrêt au poste 

de l’administration concernée s’imposa pour mettre fin à tout risque de nouvelle chartérisation.

Les conditions du voyage et les tâches et situations que je venais d’affronter ne me permettaient 

pas encore de réaliser que j’étais papa. Mais le sourire de Bel me le rappelait à chaque instant.

Nous entrâmes dans notre maison brute de parpaings et de béton le 28 décembre 2007.

Les semaines et les mois qui suivirent furent difficiles sur le plan santé. Ce fut comme si ça 

avait été moi qui avait accouché.

Puis, en Avril, mon premier livre fut édité par une société d’éditions.

En quelques mois, j’étais père et auteur, deux titres après lesquels je courais depuis tellement 

longtemps !  

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Alors, les voix de la raison s’élèvent pour rappeler les lois que l’humanité entretient et dicte 

à ses sujets indisciplinés :

Etre père signifie avoir une bouche de plus à nourrir !

Etre auteur te rapporte quoi financièrement ?

Je sais, je sais, aimer, être heureux, se marier, avoir des enfants... autant de budgets 

contraignants qui méritent d’être soigneusement étudiés avant de prendre les bonnes décisions.

Pauvre humanité qui ne peut avancer sans argent. Mais au fait, comment l’humanité peut-elle 

être empêtrée dans des problèmes d’argent puisque c’est elle-même qui le fabrique et le gère.

Il y a là un sujet qui ne manque pas d’intérêt et qui réserve bien des surprises quand on l’étudie 

un peu (Alerte !).

Donc les biberons seront donnés au sein de Bel qui fournira aussi ses bonnes pizzas en lieu 

et place des petits pots à l’européenne. Non ? Les pizzas ça le fait pas ? Alors, pour enfin 

donner corps au choix du titre, ce sera feijao matin et soir.

Au fait, si tout le monde sait comment se présente une langouste, peut-être devrais-je enfin 

dire (si ce n’est déjà fait) que le feijao est un plat de haricots avec un mélange de viandes, 

un peu le style cassoulet, mais loin du goût des nôtres et de leurs morceaux confits, faut pas 

rêver non plus.

Donc, me voilà avec deux titres supplémentaires et toujours à la poursuite des moyens d’y 

subvenir.

Et comme certains pourraient peut-être s’imaginer que cela ne me suffit pas, je vais 

immédiatement les satisfaire : en signant avec l’éditeur l’accord sur deux livres, nous avons 

décidé de les éditer dans l’ordre de leur écriture, « je dois partir » en premier et 

« rassemblez-moi » en second, ce qui est également l’ordre croissant dans le classement 

par ordre de qualité selon l’avis général.

Donc, je ne serai pleinement satisfait et prêt à lancer ma carrière d’écrivain que lorsque le 

second sera dans les bacs, ce qui était prévu contractuellement aux alentours du second 

trimestre 2008.

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Mais comme vous le savez, ce qui est prévu..., même contractuellement...

J’attendrai donc le printemps 2009. Je dois reconnaître que c’est moralement usant de 

dépendre des volontés des autres, surtout quand on a tout fait correctement.

Ma vie est une dure lutte, refrain bien connu.

Alors ? Hé bien continuons : un quatrième livre est dans les mains de quelques personnes 

de confiance dont j’attends l’avis, un cinquième est en cours.

La difficulté pour trouver une ambiance calme propice à une bonne concentration est 

compensée par le plaisir de voir évoluer celui qui fout le bordel autour de moi : Pedro Jorge,

mon fils.

La vie est dépouillée, à nue, fragile, luisante de simplicité, réduite à la richesse de l’essentiel. 

Je suis en train de retrouver mes bases et d’effectuer quelques corrections pour gommer les 

défauts qui m’empêchaient d’y voir clair.

Depuis longtemps convaincu que notre système de vie n’avait rien de logique face à l’identité 

profonde de l’être humain et à ses ambitions, le fait de me confronter à une culture différente 

m’a fait mettre le doigt sur les règles générales négatives qui nous sont imposées.

Les choses se mettent en place, lentement, mais sûrement. Peut-être, si j’avais été plus 

patient, aurais-je été servi plus tôt. Que voilà une formule qui me fait réfléchir.

Les preuves m’arrivent par bribes, mais elles sont irréfutables : c’est parce que j’ai décidé 

d’aller au fond des choses qui me tenaient à coeur que j’ai enfin senti le vent de la réussite.

Maintenant reste pour vous, lecteurs, à découvrir ce que signifie "réussir" dans mon langage.

Il n’est pas nécessaire que je vous l’explique. La réponse que vous fournirez sera la vôtre, 

c’est celle qui fera que vous continuerez de me lire ou non.

Je parlais du passé qui rattrapait le présent, mais le présent c’est vous qui me lisez, il est 

donc normal que vous soyez désormais impliqués.

Mon présent n’est-il pas de vous faire parvenir ma prose par internet ?

Alors je mange du feijao, j’ai un moteur dont deux cylindres se reposent, quatre roues et un 

volant pour aller à la plage avec ma famille, je dors au sec, j’ai l’eau courante et l’électrécité, 

un fils qui me déconcentre quand j’écris, une femme adorable, et vous me lisez. Quel pied ! 

dommage que vous ne soyez pas cent mille !

Pourquoi ? Parce que, pour moi, le mot "réussir", aussi idéaliste que vous pourriez l’avoir 

imaginé, n’en inclut pas moins les paramètres matérialistes qui vous font fonctionner.

Voyons : cent mille lecteurs, un euro chacun... Vous m’avez compris.

Bon, alors comment vit-on ici, quand on n’a plus assez d’argent pour manger de la langouste 

au restaurant et qu’on en est au stade où les pêcheurs l’apportent à la maison comme cadeau 

d’amitié ?

Il y a quelques éléments de réponse sur le site. Je m’aperçois d’ailleurs que je suis en retard 

sur cette page.  

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Depuis quelques semaines, on m’a attribué un nouveau titre dans la communauté, ou plutôt 

dans celle des naturistes : je suis le vice-président de l’association qui gère la plage. Beaucoup 

de travail reste à faire pour améliorer le bien-être des visiteurs : douches, surveillance, toilettes 

correctes, organisation d’animations, jeux...

Il y a cependant dans ce rôle un coté policier qui ne me plaît pas. Mais bon, j’ai accepté pour 

voir si je pouvais aider.

L’été est arrivé avec ses fortes chaleurs, et la période du carnaval va commencer. Encore une 

fois le Brésil va changer ses habitudes pendant ces fêtes qui voient un mouvement de masse 

important vers les grandes villes où les défilés sont grandioses. Salvador est un de ceux-là.

Je ne suis pas très inspiré cette semaine car de plus en plus agacé par le manque de nouvelles 

de la part de mon éditeur sur la sortie de mon prochain livre, ainsi que sur celui que je viens de 

lui envoyer. C’est pourtant là que j’ai fondé tous mes espoirs.

Le suivant est déjà en cours avec une dizaine de pages écrites.

Etant coupé du monde télévisuel (journaux télévisés, émissions de variétés, jeux...),mes centres 

d’intérêts se sont portés sur internet. Je n’y perds pas au change, c’est du moins mon impression. 

Je constate cependant qu’en allant à différentes sources que l’on pourrait imaginer 

complémentaires, on trouve les mêmes faits et les mêmes analyses. C’est un peu grossier 

comme information formatée.

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Le carnaval a vidé les rues, rangé ses tenues d’apparât, laissé dans les têtes les musiques 

dont les radios et les télévisions se feront l’écho. Les maux de têtes provoqués par les excès 

de bière attendront d’autres occasions pour se manifester, les statistiques sur la délinquance 

et les agressions annonceront une diminution, et la vie se fera de nouveau normale, à la poursuite 

de l’argent laissé dans les festivités. Salvador annonçait quatre cent mille visiteurs. 

Ici, au village, ce fut un camion crachant de la musique aux rythmes bahianais entrainants, 

précédant les habitants du village amusés de voir certains hommes de leurs famille déguisés 

en femme, comme c’est la tradition ici. Le terme utilisé pour nommer ces travestis d’un soir 

est « xoxotas », phonétiquement « chochotas ». Qui a influencé qui ?

Je suis en attente du « bon à tirer » de mon prochain roman.

On avance, doucement, mais on avance, et il y a encore un peu d’essence.

Je suis impatient d’avoir le feu vert pour préparer la promotion de ce roman dans les villes 

où l’action se déroule. Hormis Argenton sur Creuse dont je suis originaire, il s’agit entre autres 

de Limoges, Montauban, Toulouse, Béziers, Tarbes, Bayonne, La Rochelle, et surtout 

Clermont Ferrand, où je conte une anecdote réelle qui me permettra peut-être de retrouver 

quelqu’un...trente sept ans plus tard.

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Je viens de faire un saut fantastique dont l’idée (changer de vie) date maintenant de dix ans. 

Il y a dix ans, je décidais de tout mettre en oeuvre pour m’orienter vers une vie proche de mes 

passions. La date de départ que je m’étais fixée à l’époque était le premier janvier 2000, pour 

être sûr de me la rappeler... et je m’étais donné dix ans pour réussir. Je n’en suis pas loin, mais

la date limite approche.

Ce saut fantastique ne m’a pas seulement fait franchir l’océan atlantique, chose non prévue au 

départ. Il m’a donné une famille, m’a ouvert les yeux sur toutes les contraintes inutiles que ma 

culture m’imposait.

Je cite souvent un exemple qui montre une incohérence de notre monde et la force de ceux qui 

en dictent les règles.

Avant, des familles avaient faim et soufraient pour subsister. Aujourd’hui, ces mêmes familles 

ont les mêmes soucis, mais avec la télévision à la maison et le portable à l’oreille. On les laisse 

avec le ventre creux, mais on prend soin de leur permettre de recevoir la bonne parole en leur 

soutirant un peu d’argent.

Pour effectuer un tel saut, il est bien sûr important de prendre un bon élan : les conditions 

matérielles, et un mental qui répète en permanence qu’on est capable d’atteindre l’autre rive. 

Quand on a juste de quoi entretenir l’espoir, il faut se concentrer pour au minimum poser ses 

mains sur l’autre versant et s’agripper. Ensuite, passer ses jambes, son corps et, dans un dernier 

effort, se relever et continuer son chemin.

Se relever, voilà ce que je suis en train de faire, et tous les risques de basculer en arrière dans 

le vide sont encore là.

Merci à ceux qui m’ont aidé, et à ceux qui le font encore aujourd’hui. Cet aide, aussi minime 

soit-elle, ajoutée à celle des autres, me permet d’envisager la position debout et surtout me donne l’équilibre mental pour ne pas retomber en arrière.

Merci donc à ceux qui se reconnaitront et que je ne manquerai pas de recevoir avec plaisir 

dans le monde que j’ai décidé de me construire, où la simplicité, l’honnêteté et le respect ne 

sont pas dictés par une quelconque doctrine ou règlementation de club (religion, secte...) mais 

par les ambitions naturelles et profondes que chaque être humain entretient au fond de soi.

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29 Avril 2009
Me voilà de retour après bien des déboires informatiques : disque dur mort avec pratiquement rien de sauvegardé, sinon les photos de mon fils envoyées aux amis et gardées dans les messages envoyés de hotmail. Aussi, n'utilisant plus les mêmes logiciels pour éditer mon site, il est possible que quelques imperfections apparaissent. Je compte sur vous pour me tenir au courant.
Donc LA grande nouvelle est la sortie de "Rassemblez-moi" le 1er Mai. Je vais très bientôt construire une page pour montrer le programme que je souhaite mettre en place à partir du 1er Juin qui serait la date idéale pour promouvoir avant le début des vacances.
Cette étape là de ma vie m'apparait aussi importante qu'excitante. Bien sûr ,je sais que je n'y arriverai pas seul, qu'il va me falloir compter sur de l'aide, sur votre aide.
J'ai besoin d'idées pour trouver des partenaires.
En ce début d'hiver brésilien (28° alternance de soleil et pluie), mes plans se construisent dans le début d'été français.
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Elle est chaude celle là!
Au mois de mars notre président se rend au Mexique où entre autre il signe un contrat pour la construction d'un centre de fabrication de vaccin pour la grippe, et un mois après, des dizaines de pays achètent des vaccins pour lutter contre un nouveau virus de... grippe dont l'épicentre est... au
Mexique.
Et personne ne tousse!
Restez chez vous, fait pas bon sortir! qu'ils disent.
source: sur google tapez  mexique grippe vaccin... vous ne tarderez pas à trouver le nom du labo!

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La pluie douce et continue provoque de forts ruissellements qui entrainent le sable vers le rio gonflé à bloc. En quelques jours ce qui s'appelle hiver ici est arrivé avec son humidité qui envahit les murs. Mais les températures avoisinent  toujours 25°, 28°, 30° quand le soleil se montre, et ne descendent pas en-dessous des 25° la nuit.
Les conséquences de cette humidité sont les mêmes qu'en France: les vieilles douleurs reviennent, les raideurs se déplacent comme on dit.
Dans le village, la politique fait des siennes, et les habitants, divisés, s'animent dans des réunions de plus en plus nombreuses.
Chaud Brésil à cette époque où la pluie se mélange à la sueur sur les peaux.
Du coté de la promo de mon bouquin en France, on avance. Je pense qu'on va bientôt pouvoir donner des dates.
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Sur les chemins des projets qui ont la couleur des rêves, les barrières s'ouvrent plus facilement. Les forces qui les poussent prennent source au plus profond de nous qui désirons les ouvrir,  et touchent ceux qui en ont les clés au plus profond d'eux-mêmes.
Je vais réaliser un rêve, sous mes yeux, sous les vôtres.
Depuis dix ans que j'ai décidé d'écrire, je vais aller présenter un livre que je crois capable de satisfaire les lecteurs qui veulent simplement se distraire au cours d'un bon moment de lecture. Et parce que j'y crois, je suis très fort.
J'ai besoin de cette adhésion parce que je compte bien continuer d'écrire d'autres histoires, et pas forcément drôles, pas forcément distrayantes.
Depuis X années que je désire un fils, je vais présenter le mien aux amis, à la famille,  et je vais montrer à sa maman que j'aime combien il est agréable de découvrir la vallée de la Creuse, les étangs de la Brenne,  les vagues de maïs dans les collines du gers, la douceur des bords de la Dordogne, la brique rouge de Toulouse et les quais de la Garonne, l'harmonie des Pyrénées, tout ce qui m'a nourri culturellement en France et que je ressens mieux ici, au bord de l'océan, expatrié au soleil, muni de l'essentiel qui me permet peut-être de mieux en parler.
Un gros clin d'oeil à ceux qui m'ont aidé et ceux qui vont bientôt le faire, et...
... à tout de suite, nous arrivons!
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Bien arrivés, pour l'instant le programme est suivi et le rêve commence...
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Et quel rêve!  Comme vous avez pu le constater, j'ai mis du temps à me réveiller. Quelques problèmes techniques avec internet m'ont retardé dans mon envie de revenir vers vous. Mais je ne vous ai pas oubliés. Impossible, après toute l'aide qui nous a été donnée.
Coté voyage, au-delà des espérances, puisque nous avons visité des endroits rajoutés au programme. Le seul endroit que les circonstances nous ont obligé de laisser de coté fut La Rochelle. Ce  sera pour la prochaine fois, n'en doutons pas,  histoire de montrer à Bel et Pedro la ville où sévit le fameux notaire de "Rassemblez-moi".
Ce qu'il faut retenir de cette aventure est que je suis "l'écrivain des campings", car c'est en proposant mes livres dans ces endroits que nous avons pu tenir la route financièrement. Ca me va, tout me va, et ça ira encore mieux quand mon prochain livre sera sorti. Il est terminé et je vais bientôt le proposer aux éditeurs. A suivre donc. Quant au suivant, il est en cours avec une histoire exclusivement brésilienne, inspirée par ce qui m'entoure ici.
Au delà de ceux qui me suivent depuis déjà un bon moment, je salue les nouveaux qui m'ont découvert à travers mes ouvrages et qui m'ont encouragé avec des mails bien sympathiques.
Le retour au Brésil est un peu mouvementé avec beaucoup de démarches administratives à faire pour enfin se marier,  enfin
obtenir le titre de résident permanent (je n'aurai plus droit aux charters!), et puis les travaux dans la maison et dans le jardin pour permettre à Bel de faire pousser les légumes et les fleurs dont elle a ramené les graines. Bientôt ça va sentir la lavande!
Alors, vous savez ce qui manque maintenant? De vous voir me rendre une petite visite, bien sûr, et les premiers sur la liste sont en train de boucler les valises, les veinards.
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Les veinards auxquels j'ai fait allusion dans mon message précédent sont en ce moment même en train de profiter de leurs derniers jours dans cet endroit paradisiaque.
Ceci ne siginifie pas que tout est paradisiaque, si tant est que l'on puisse tous se mettre d'accord sur la signification de cet adjectif.
Alors on dira qu'au milieu d'une nature offrant des cliché paradisiaques dans le sens où la majorité des gens l'entend (océand bleu au reflet vert, chaud, température élevée, même la nuit, soleil, cocotiers, dunes de sable blanc, plages désertes...) il faut rajouter pour ceux qui aiment : tranquillité, douceur de vivre propre à oublier les problèmes existants, plaisir de découvrir un peuple et sa culture, d'autres habitudes, façons de faire, raisonnements devant les difficultés de l'existence qu'on nous impose...
Mais ceux qui cherchent dans cet environnement les restaurants chics, les boîtes de nuit huppées, les croisières en puissant inboard... mieux vaut remettre son nez dans les catalogues des agences de voyages.
Mais une bonne caipiriha aux couleurs d'un fruit local, dégustée en écoutant les accords d'une guitare brésilienne....
A vos budgets pour un séjour à la plage naturiste de Massarandupio, à Bahia.
Pour les "textiles", il y a les mêmes plaisirs, seules les marques du bronzage diffèrent.
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De retour à un fonctionnement d'internet encourageant (seulement), je me suis construit un blog titré "Naturisme-Brésil-Massarandupio". Depuis deux jours qu'il est créé, je le cherche toujours sur Google. Patience ou fausse manip? J'attends quelques jours pour voir.
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